Sainte-Rita de Cotonou, Notre-Dame des Apôtres, Sainte-Cécile, Sainte-Famille de Djidjè, Marie Mère du Sauveur de Midédji : plusieurs chorales paroissiales se retrouvent dans la cour de l’école catholique Saint-Jean-Baptiste pour la dernière ligne droite du concours. La liste des participants ne s’arrête pas là, précise Matin Libre, qui cite ces paroisses parmi d’autres engagées depuis le début du mois d’août.
Le principe tient en une contrainte : on chante en langue locale. Le concours a été monté par Ayé, chanteur et choriste, qui en assure l’organisation. Les éliminatoires se sont déroulées tout au long du mois d’août, avant les deux rendez-vous décisifs du samedi 29 août puis du samedi 5 septembre 2026, l’un pour les demi-finales, l’autre pour la finale.
Au Bénin, la chorale paroissiale n’est pas seulement un ensemble liturgique. Elle fait vivre un répertoire en fon, en goun, en yoruba ou en mina, forme des voix, entretient un vivier où puisent ensuite des artistes de scène. Beaucoup de chanteurs béninois connus ont d’abord appris le solfège et la tenue de scène derrière un pupitre d’église.
Ce type de compétition a aussi un coût, supporté le plus souvent par les chorales elles-mêmes : déplacements des choristes, tenues, location de sonorisation, répétitions supplémentaires. Ni les modalités d’accès aux spectacles, ni la dotation promise aux lauréats, ni le nom des membres du jury ne figurent dans les informations publiées par le média béninois.
Reste la scène. Deux samedis de suite, l’école Saint-Jean-Baptiste servira de salle de concert à des ensembles qui répètent d’ordinaire pour une assemblée dominicale. Le nom du vainqueur de l’édition 2026 sera connu au soir du 5 septembre.