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Mafanco : un homme poursuivi par son épouse pour injures et menaces, le procès renvoyé au 28 septembre

Mafanco : un homme poursuivi par son épouse pour injures et menaces, le procès renvoyé au 28 septembre

Le tribunal correctionnel de Mafanco a examiné, ce lundi 14 septembre 2026, une affaire opposant André Issa Kourouma à son épouse, Mariama Ciré Sylla. Selon les informations rapportées par Mosaique Guinée, le prévenu est poursuivi pour des faits présumés d’injures et de menaces à l’encontre de sa conjointe.

À la barre, André Issa Kourouma a rejeté les accusations portées contre lui. Il a soutenu ne jamais avoir insulté ni menacé son épouse, estimant que certaines personnes de leur entourage chercheraient à détériorer leur relation.

« Je ne l’insulte pas. Je ne la menace pas non plus. C’est un groupe de personnes, dont le chef de secteur et le chef de quartier, qui font des réunions dans le quartier. Ils montent ma femme contre moi, alors que je l’ai épousée il y a 32 ans », a-t-il déclaré devant le tribunal.

Le prévenu a également expliqué que les difficultés au sein du couple seraient liées à des désaccords récurrents dans la gestion du foyer.

De son côté, Mariama Ciré Sylla a confirmé être à l’origine de la plainte. Elle a maintenu ses accusations, affirmant avoir été à plusieurs reprises victime d’injures et de menaces de la part de son mari. Elle a également indiqué que certains propos auraient visé son père.

Pour appuyer ses déclarations, la plaignante a présenté au tribunal des clichés de radiographie qu’elle attribue à des blessures subies lors d’une précédente altercation avec son époux.

Parmi les personnes entendues figure Aboubacar Camara, chef du secteur de Simbaya Port. Entendu à titre de renseignement, il a affirmé avoir été témoin de tensions répétées au sein du couple. Selon lui, André Issa Kourouma aurait régulièrement tenu des propos injurieux et menaçants à l’encontre de son épouse. Il a ajouté avoir parfois sollicité l’intervention des forces de sécurité face à la dégradation de la situation.

Ces déclarations ont été contestées par le prévenu, qui accuse le témoin de prendre parti dans ce différend familial.

Selon les débats à l’audience, le dossier comporte également un volet lié à un litige foncier. Les deux époux revendiqueraient des droits sur une propriété occupée par le couple.

À l’issue des échanges, le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire au 28 septembre 2026 afin de permettre une tentative de médiation entre les parties. Cette démarche vise notamment à rechercher une solution amiable dans ce conflit conjugal porté devant la justice.

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