Les présidents des 54 associations nationales affiliées à la Confédération africaine de football (CAF) sont attendus dans l’archipel. Avec eux, des entraîneurs, des membres du comité exécutif de l’instance, des responsables de la FIFA et d’autres dirigeants du football africain et international. Trois jours de travaux, un ordre du jour large : structures, formation, gouvernance, compétitions et modèles de financement.
C’est ce dernier point qui porte la formule la plus engageante. La CAF veut un football « économiquement autosuffisant » dans ses 54 associations membres, selon La Presse. Autrement dit, des fédérations qui vivent de leurs droits, de leurs sponsors et de leurs compétitions plutôt que des subventions de la FIFA et des budgets publics. Aucun objectif chiffré, aucun calendrier de mise en œuvre n’a été communiqué à ce stade.
La question n’est pas théorique pour les fédérations ouest-africaines. Salaires des sélectionneurs, indemnités des joueurs, déplacements en avion à travers le continent, entretien des pelouses : le football se paie en devises, et les recettes, elles, rentrent souvent en monnaie locale.
Le bilan de la Coupe du monde 2026 occupera une place importante dans les débats. Dix sélections africaines ont pris part au tournoi ; neuf d’entre elles ont atteint au moins les seizièmes de finale, dont l’Algérie, rapporte la même source. Les enseignements de cette participation doivent servir de base à la réflexion sur les performances du continent au plus haut niveau.
Les participants se projetteront ensuite sur la Coupe du monde 2030. Il s’agira d’identifier les leviers capables d’installer durablement les sélections africaines dans la hiérarchie mondiale, et non de constater une performance isolée tous les quatre ans.
Le choix du lieu n’est pas anodin. Ce n’est ni Le Caire, siège de la CAF, ni l’une des grandes capitales du continent qui accueille ces assises, mais un petit archipel lusophone de l’Atlantique, longtemps considéré comme périphérique dans la géographie du football africain. La confédération, présidée par le Sud-Africain Patrice Motsepe, y réunira l’ensemble de ses décideurs et ses partenaires internationaux pour dégager des orientations communes.
Le 7 octobre, le Cap-Vert ouvrira donc les débats. Les chiffres, eux, n’ont pas encore été posés sur la table.