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Ghana

Les réserves de change du Ghana s’érodent et fragilisent la trajectoire du cedi

Le cabinet IC Insights, cité par MyJoyOnline, estime que la baisse des réserves extérieures et la hausse attendue des dépenses publiques au quatrième trimestre 2026 pèsent sur les perspectives du cedi, déjà en recul de 10,04 % depuis le début de l'année.

Beach with palms Ghana, Ghana. Image d'archive.
Beach with palms Ghana, Ghana. Image d'archive. Photo : Erik Kristensen / Wikimedia Commons, CC BY 2.0

5,7 mois d’importations en mars 2026, 4,6 mois en août 2025 : la couverture assurée par les réserves de change ghanéennes est aujourd’hui inférieure à ces deux niveaux, selon le cabinet IC Insights. En cause, des prix à l’importation plus élevés et une demande saisonnière d’importations en hausse.

Le comité de politique monétaire de la Banque du Ghana a fait de la reconstitution de ces réserves une priorité des prochains mois. Deux leviers sont possibles, avance le cabinet dans une note intitulée « Ghana MPC Update : A Narrowing Policy Space » : « (1) intensify GOLDBOD exports and/or (2) accommodate a slightly more depreciation of the Cedi ». Autrement dit, pousser les exportations d’or via GoldBod, l’organisme public créé pour centraliser la commercialisation de l’or, ou laisser le cedi glisser un peu plus.

IC Insights privilégie la première hypothèse. Le taux dollar/cedi, écrit le cabinet, continuera de s’ajuster au rythme de l’inflation et « will likely drift faster if the projected current account deficit in 3Q2026 materialises », soit un décrochage plus rapide si le déficit courant anticipé au troisième trimestre 2026 se matérialise.

Reste la question budgétaire. Sur les sept premiers mois de 2026, les finances publiques traduisent une maîtrise serrée des dépenses, face à des recettes qui s’améliorent sans rattraper leur cible, relève le cabinet. Le solde budgétaire ressort donc nettement meilleur que prévu sur la période. Conséquence attendue : un rattrapage des dépenses au quatrième trimestre, conformément au cadrage du budget 2026, qui gonflerait la liquidité en cedis et la demande intérieure. Le cabinet y voit « une pression modérée » sur la monnaie, d’autant que 1,13 milliard de dollars seront nécessaires au service de la dette eurobond en 2027.

La première échéance tombe vite : 570 millions de dollars à rembourser en janvier 2027. Ce calendrier contraint tombe alors que le Ghana sort à peine d’une restructuration de sa dette extérieure, engagée après le défaut de décembre 2022, et que chaque dollar sorti des caisses pèse sur un matelas de réserves déjà entamé.

La monnaie, elle, a déjà payé. Entre mars et juin 2026, le cedi a été la devise la moins performante du continent, avec une dépréciation de près de 10 % face au dollar, selon la mise à jour économique sur l’Afrique publiée par la Banque mondiale en octobre 2026. Sur les deux dernières semaines, la pression s’est maintenue, portant le recul depuis le début de l’année à 10,04 % face au billet vert.

Pour les importateurs d’Accra comme pour les commerçants ouest-africains qui s’approvisionnent au Ghana, l’équation est simple : chaque point de dépréciation renchérit le riz, le carburant, les intrants et les biens d’équipement facturés en dollars. Et un cedi plus faible nourrit l’inflation que la Banque du Ghana cherche précisément à contenir.

Le cabinet n’indique pas de niveau précis de réserves ni de cible chiffrée de reconstitution. Prochain rendez-vous : l’exécution budgétaire du quatrième trimestre, qui dira si les dépenses retenues depuis janvier reviennent d’un coup. Le cedi en sera le premier juge.

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Les faits rapportés ici ont été publiés par les rédactions suivantes. Notre article les réécrit, il n'en recopie aucune phrase.

VOLTA Ghana : cedi, or, cacao, dette publique, alternance démocratique, scène musicale. volta@www.referenceinfos.com

Article rédigé à partir des sources citées, avec l'aide d'outils de rédaction assistée, puis relu par la rédaction. Notre méthode

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