Apia Solomon est né le 6 mars 1960 à Accra. Il serait originaire d’Osu, ce quartier historique de la capitale ghanéenne coincé entre les bâtiments administratifs et l’océan. Il est mort le 5 juillet 2021 d’une défaillance cardio-pulmonaire.
Au Nigeria, il occupait un poste d’agent civil temporaire au National Defence College, l’école de guerre nigériane installée à Abuja. Sa dépouille est conservée depuis à la morgue de l’hôpital de l’armée de l’air nigériane, dans la capitale fédérale, en attendant des obsèques que personne n’a encore pu organiser. Plus de quatre ans.
Les démarches engagées par la représentation diplomatique pour retrouver des parents n’ont rien donné. Elle invite donc toute personne détenant des informations sur sa famille, ses amis ou son plus proche parent à se manifester auprès de ses services à Abuja, précise le Ghanaian Times.
Sans parent identifié, rien ne peut avancer. Ni l’inhumation au Nigeria ni le rapatriement vers Accra ne se décident sans le consentement d’un ayant droit, et c’est le plus souvent à la famille que revient la facture du transport d’un corps, une dépense lourde pour un ménage modeste. D’où ces avis publics que les missions diplomatiques diffusent régulièrement.
La circulation entre les deux pays n’a rien d’exceptionnel. Le protocole de la Cedeao sur la libre circulation des personnes autorise depuis des décennies les ressortissants de la région à se déplacer, à travailler et à s’établir d’un État membre à l’autre, et les Ghanéens comptent parmi les communautés étrangères installées de longue date au Nigeria.
Un nom, une date de naissance, un quartier d’Accra. C’est tout ce dont dispose la mission ghanéenne à Abuja pour remonter jusqu’à une famille. Elle attend un appel.