Vingt heures, temps universel. C’est à cette heure que la cérémonie s’est ouverte lundi 26 octobre sur la scène du London Palladium, théâtre de la capitale britannique où l’organisateur France Football a transporté sa soirée de gala pour la soixante-dixième remise du prix, après des décennies de célébrations parisiennes.
Il y a un an, le théâtre du Châtelet avait vu sacrer le Parisien Ousmane Dembélé. Chez les femmes, l’Espagnole Aitana Bonmati avait remporté la récompense pour la troisième année consécutive. Les deux lauréats remettent leur titre en jeu dans une édition que l’ensemble des rédactions présentent comme l’une des plus ouvertes de l’histoire du trophée.
Qui pour succéder à Dembélé ? France 24 cite trois noms revenus avec insistance avant l’ouverture des enveloppes : l’attaquant anglais Harry Kane, le Français Kylian Mbappé et le jeune ailier espagnol Lamine Yamal. Dakaractu rappelle de son côté que Lionel Messi, huit fois lauréat, recueillera encore des voix venues de plusieurs continents, sans qu’aucun favori net ne se dégage.
Le mode de désignation explique en partie cette incertitude. Le vote revient à un journaliste par pays, pour les cent premières nations du classement Fifa chez les hommes, les cinquante premières chez les femmes. Trois critères s’appliquent, dans cet ordre : les performances individuelles et le caractère décisif du joueur, les résultats collectifs et le palmarès, enfin le comportement. Un corps électoral aussi large dilue les effets de campagne et favorise les écarts de voix serrés quand plusieurs candidats se tiennent.
Ce mode de scrutin a une conséquence concrète pour les fédérations africaines : chaque pays membre du top 100 masculin pèse d’une voix, exactement comme les grandes nations européennes. Le palmarès, lui, est resté avare pour le continent. Trois joueurs africains seulement l’ont emporté, le dernier remontant à George Weah en 1995.
Le nom des lauréats 2026 n’était pas connu au moment de la publication de ces dépêches. Reste une question que la soirée londonienne tranchera avant minuit : Aitana Bonmati peut-elle décrocher un quatrième sacre d’affilée ? Aucune joueuse n’a jamais aligné une telle série depuis la création du trophée féminin.