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Ghana

Le chef de l’opposition parlementaire ghanéenne maintient ses questions sur le programme or de la banque centrale

Alexander Afenyo-Markin refuse de renoncer à ses interrogations sur le programme d'achat d'or de la Banque du Ghana, chiffré par le FMI à 1,7 milliard de dollars de pertes en 2025, rapporte MyJoyOnline. Le patron de GoldBod contredit cette lecture.

Beach with palms Ghana, Ghana. Image d'archive.
Beach with palms Ghana, Ghana. Image d'archive. Photo : Erik Kristensen / Wikimedia Commons, CC BY 2.0

C’est par les réseaux sociaux que le chef de la minorité au Parlement ghanéen a répondu. Dans une déclaration publiée le samedi 22 août, Alexander Afenyo-Markin, député d’Effutu, écrit que les attaques visant sa personne ne le détourneront pas des questions qu’il pose sur le programme d’achat d’or de la Banque du Ghana, le Domestic Gold Purchase Programme (DGPP).

Le chiffre au cœur de la controverse : 1,7 milliard de dollars, soit environ 22 milliards de cedis, de pertes associées au programme sur l’année 2025. Dans son évaluation du dispositif, le Fonds monétaire international estime que la montée en puissance rapide du DGPP a généré des pertes substantielles pour la banque centrale et l’a exposée à des risques quasi budgétaires, c’est-à-dire à des charges qui pèsent sur les comptes publics sans figurer au budget de l’État.

Au cours de la semaine écoulée, toutes sortes d’insultes et d’attaques personnelles ont été dirigées contre moi, apparemment pour tenter de mettre en cause mon caractère et de détourner l’attention des questions de fond que j’ai soulevées

Alexander Afenyo-Markin, chef de la minorité au Parlement

Le député évoque des allégations « fausses et diffamatoires » sur ses motivations, qu’il dit rejeter « sans réserve ». Sa démarche, ajoute-t-il, découle du mandat constitutionnel de contrôle des dépenses publiques. « En tant que chef de la minorité au Parlement, ma responsabilité est d’aider le Parlement à s’acquitter de sa fonction constitutionnelle de contrôle », déclare-t-il, affirmant n’avoir agi ni par motif inavouable ni de manière inappropriée.

GoldBod récuse l’imputation

Face à lui, le directeur général du Ghana Gold Board, Sammy Gyamfi, conteste la lecture du chiffre, rapporte MyJoyOnline. Selon lui, les 1,7 milliard de dollars relèvent du programme de la banque centrale et ne peuvent être attribués aux résultats propres de GoldBod. Il renvoie aux états financiers audités de l’institution pour 2025, qui font apparaître un excédent opérationnel de 907 millions de cedis et un excédent global supérieur à 5,4 milliards de cedis.

Le responsable précise le périmètre de son organisme : acheter et agréger l’or pour le compte de la banque centrale, sans intervenir dans la revente du métal, la fixation des prix de vente ni la négociation des accords d’enlèvement. Qui porte alors la perte ? Le FMI désigne le DGPP comme une source de risque financier significatif pour la Banque du Ghana et estime que les pertes liées au programme et aux activités de GoldBod devraient être inscrites de manière transparente au budget national.

Ce que la minorité veut établir

La position du groupe minoritaire tient en quatre points : quelle que soit l’institution qui supporte finalement la perte comptable, le Parlement doit établir comment elle est née, quel rôle a joué chacune des entités impliquées, si les opérations ont été conclues au juste prix, et quelles mesures empêcheront une exposition comparable à l’avenir.

Le différend dépasse désormais la querelle de chiffres. Il porte sur le coût réel de la stratégie ghanéenne consistant à acheter l’or produit sur le territoire pour consolider les réserves de change, et sur la question de savoir si les bénéfices économiques du dispositif justifient les pertes enregistrées par la banque centrale. L’or figure parmi les premières exportations du pays, avec le cacao, ce qui donne au débat une portée qui excède le seul bilan de l’institution monétaire.

Aucun calendrier d’audition parlementaire n’a été communiqué. Reste la recommandation du FMI, qui déplacerait la charge du bilan de la banque centrale vers le budget de l’État. Afenyo-Markin dit vouloir continuer. La perte, elle, attend une adresse.

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Nos sources

Les faits rapportés ici ont été publiés par les rédactions suivantes. Notre article les réécrit, il n'en recopie aucune phrase.

VOLTA Ghana : cedi, or, cacao, dette publique, alternance démocratique, scène musicale. volta@www.referenceinfos.com

Article rédigé à partir des sources citées, avec l'aide d'outils de rédaction assistée, puis relu par la rédaction. Notre méthode

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