Le ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances, Alhousseini Sanou, a présidé la cérémonie de lancement, entouré des directeurs généraux des trois sociétés nationales de loterie de l’Alliance des États du Sahel. L’opération court jusqu’au vendredi 16 octobre 2026 dans la capitale malienne, avec une course phare, un Quinté spécial sans bonus, programmée le jeudi 15 octobre. La cagnotte annoncée atteint 150 millions de francs CFA, soit environ 229 000 euros au taux fixe de la zone franc.
L’idée n’est pas née en quelques semaines. Le directeur général du PMU-Mali, Fassery Doumbia, a indiqué que le projet résulte de plusieurs mois de concertation, engagée en août 2025 lors d’une première réunion entre les sociétés de loterie des trois pays. Le Burkina Faso y est représenté par la LONAB, le Niger par la LONANI.
Les organisateurs ont greffé un volet social à l’événement : les trois sociétés remettent vingt couveuses néonatales au ministère malien de la Santé et du Développement social. La valeur de ce don n’a pas été communiquée.
Derrière la course, il y a une industrie. Les loteries nationales comptent, en Afrique de l’Ouest, parmi les entreprises publiques qui reversent régulièrement des dividendes et des taxes à leurs États actionnaires, et leurs réseaux de points de vente font vivre des milliers de revendeurs. Ni le volume de mises attendu sur ce premier pari commun, ni la clé de répartition des recettes entre le PMU-Mali, la LONAB et la LONANI n’ont été détaillés lors du lancement, selon Malijet.
Le rendez-vous dépasse le cercle des trois pays sahéliens. Des délégations du Sénégal, du Ghana, de la Côte d’Ivoire et du Congo ont fait le déplacement à Bamako, trois d’entre elles venant d’États membres de la Cedeao, l’organisation régionale dont le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont acté le retrait après avoir formé leur confédération en juillet 2024.
Alhousseini Sanou a salué le travail des trois sociétés et retenu le principe d’une organisation tournante des éditions suivantes, présenté comme une garantie de participation équitable et de responsabilité partagée entre les États membres. Quel pays accueillera la deuxième édition, et à quelle date ? Rien n’a été annoncé à Bamako.
Jeudi 15 octobre, les guichets trancheront. Un pari commun ne vaut que par le nombre de parieurs qu’il réunit de Bamako à Niamey.