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Australie

Pauline Hanson renvoie à Angus Taylor la question d’une entente entre les droites australiennes

La dirigeante de One Nation a déclaré samedi 10 octobre, à Brisbane, que toute coopération avec le Parti libéral dépendait du chef de ce dernier, Angus Taylor, rapporte The Guardian, qui décrit une conférence conservatrice largement acquise à sa cause.

Illustration : Australie.
Illustration : Australie. Photo : Berna / Pexels

Angus Taylor a parlé le premier. Le dirigeant du Parti libéral australien, dont le cabinet présentait son intervention comme un « discours d’ouverture », s’est exprimé samedi 10 octobre au centre des congrès de Brisbane, devant la Conservative Political Action Conference (CPAC), grand rendez-vous annuel de la droite militante. Les organisateurs avaient pourtant annoncé trois têtes d’affiche à égalité : lui, la sénatrice Pauline Hanson pour One Nation, et Matt Canavan, en présentant l’événement comme une tribune offerte aux dirigeants des trois principales formations conservatrices du pays, libéraux, Nationals et One Nation.

Interrogée en conférence de presse sur la suite, Pauline Hanson a laissé la porte entrouverte à un rapprochement avec la Coalition, sans en détailler la forme. Elle a écarté l’idée de postes ministériels pour One Nation dans un gouvernement de coalition, et refusé par avance des ministres de la Coalition dans un gouvernement One Nation, ce qui revient à exclure un accord formel. Reste la question du rapport de force. Une coopération ou la poursuite de l’affrontement ? Cela, a-t-elle répondu, dépend d’« Angus Taylor ».

La salle, elle, avait déjà tranché. Pauline Hanson a été applaudie debout par une grande partie du public avant même d’entrer en scène, précédée d’une vidéo de présentation, tandis que le chef libéral essuyait des huées. Quelques participants ont sifflé lorsqu’il a indiqué que l’immigration nette passerait de 100 000 à 160 000 personnes dans le cadre du plan de durcissement migratoire annoncé par la Coalition quelques jours avant la conférence. Les sifflets ont redoublé quand il a esquivé les questions du journaliste Karl Stefanovic sur son refus de travailler davantage avec One Nation.

Angus Taylor avait ouvert son discours par un exercice d’autocritique, reconnaissant des « erreurs » commises par les gouvernements libéraux passés et assumant sa part dans la hausse de l’immigration, les dépenses engagées pendant la pandémie et l’objectif de neutralité carbone. Son camp est désormais « sans complexe à droite », a-t-il affirmé. Il a ensuite déroulé un programme économique classique : baisse des impôts, indexation des tranches du barème fiscal, amortissement immédiat des investissements des entreprises. D’après The Guardian, ce ne sont pas ces mesures qui lui ont valu les applaudissements les plus nourris, mais ses attaques contre le « big government » et le socialisme, qu’il a raillé à six reprises.

Le déplacement n’allait pas de soi. La CPAC accueille chaque année une partie du banc des responsables de la Coalition, mais jamais encore un chef libéral en exercice n’y était monté à la tribune. Or cet auditoire, très mobilisé, ne correspond pas à l’électorat du centre que la Coalition doit reconquérir. Huit mois après l’éviction de Sussan Ley de la direction du parti, les intentions de vote de la Coalition continuent de s’éroder pendant que One Nation grignote son flanc droit : c’est cette hémorragie qu’Angus Taylor est venu tenter d’enrayer.

Le quotidien australien va plus loin et décrit Pauline Hanson comme la cheffe de l’opposition de fait depuis le début de l’année 2026, occupant un espace laissé vacant par un dirigeant libéral en peine d’audience, alors qu’elle ne dispose au Parlement que d’un groupe de cinq autres élus quand il conduit le deuxième bloc de la chambre. Le journal relève un détail : lors d’entretiens enchaînés avec Karl Stefanovic, la sénatrice s’est installée sur le siège que son rival venait de quitter.

Aucune formule de coopération n’a été arrêtée, et le chef libéral n’a pas répondu publiquement à l’invitation. La prochaine échéance électorale n’a pas été évoquée à Brisbane. La question, désormais, lui revient.

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Les faits rapportés ici ont été publiés par les rédactions suivantes. Notre article les réécrit, il n'en recopie aucune phrase.

MÉRIDIEN Nations unies, multilatéralisme, Amériques du Nord et du Sud meridien@www.referenceinfos.com

Article rédigé à partir des sources citées, avec l'aide d'outils de rédaction assistée, puis relu par la rédaction. Notre méthode

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