La boue et les débris ont enseveli des villages entiers. Dimanche 30 août, les équipes engagées de part et d’autre de la frontière himalayenne avançaient pas à pas pour tenter d’atteindre d’éventuels rescapés. Les conditions restent périlleuses.
Quatre jours après la catastrophe, l’écart entre les deux bilans pèse plus lourd que chacun d’eux pris séparément : plus de 750 morts déjà recensés, et plus de 3 000 personnes toujours portées disparues. Passé ce délai, les chances d’extraire des survivants de la masse de boue et de débris s’amenuisent d’heure en heure, rapporte France 24.
Le décompte publié ne répartit pas les victimes entre le Népal et la Chine, et la cause de la crue n’a pas encore été précisée.
Les deux pays se partagent une longue frontière de haute montagne, où les vallées habitées sont séparées par des cols et des gorges. L’éloignement y ralentit l’acheminement des hommes et des machines, et chaque heure perdue compte pour ceux qui cherchent. Au Népal, la saison des pluies s’étend de juin à septembre : elle provoque chaque année glissements de terrain et débordements de rivières, avec des bilans qui se construisent par paliers, au fil de l’ouverture des accès.
La crue a également causé des dégâts considérables, sans qu’aucune évaluation chiffrée n’ait été communiquée à ce stade. Ni le coût des reconstructions, ni le montant des aides mobilisées par Katmandou et Pékin ne sont connus.
Plus de quatre disparus pour un mort recensé. C’est ce rapport qui dira, dans les jours à venir, l’ampleur réelle de la catastrophe.