L’Université Ibnou Zohr accueille, du 12 au 15 octobre, la sixième édition de la Semaine mondiale de la Francophonie scientifique (SMFS), organisée en partenariat avec l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), sous le Haut Patronage du Roi Mohammed VI du Maroc. Cette rencontre internationale place la diplomatie scientifique au cœur des débats, autour du thème : « Quel est le rôle de la diplomatie scientifique francophone face aux enjeux géopolitiques mondiaux ? » La cérémonie officielle d’ouverture, tenue ce mardi 13 octobre à Agadir, a réuni des responsables institutionnels, des représentants gouvernementaux, des universitaires et des acteurs de la recherche venus de plus de 60 nationalités. Parmi les personnalités présentes figuraient notamment André Azoulay, conseiller du Roi Mohammed VI, Saïd Amzazi, wali de la région de Souss-Massa, Nabil Hmina, président de l’Université Ibnou Zohr, et Slim Khalbous, recteur de l’AUF.
Les différentes interventions ont mis en évidence le rôle de la coopération scientifique dans le rapprochement des peuples et la recherche de réponses communes aux défis contemporains. Les participants ont notamment insisté sur la nécessité de renforcer les partenariats entre universités, de faciliter la mobilité des étudiants et des chercheurs et de favoriser le partage des connaissances au-delà des frontières.
Prenant la parole, Alioune Badara Kandji a souligné l’importance de la Francophonie scientifique dans le développement des relations entre les établissements d’enseignement supérieur et les acteurs de la recherche. De son côté, Nabil Hmina a mis en avant la vocation de l’Université Ibnou Zohr à rapprocher les savoirs, les langues et les cultures, en faisant d’Agadir un espace de dialogue ouvert sur l’Afrique et le reste du monde. Les enjeux liés aux transformations technologiques, notamment à l’intelligence artificielle, ont également occupé une place importante dans les échanges. André Azoulay a appelé la communauté scientifique à se mobiliser face à ces évolutions, tandis que Slim Khalbous a insisté sur l’importance d’une science ouverte à la société et sur la nécessité de préparer les jeunes aux défis de la désinformation.
La dimension africaine de cette coopération a notamment été portée par Diaka Sidibé, conseillère à la Présidence de la République de Guinée et ministre chargée de la Réforme de l’Éducation, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Elle a mis l’accent sur le renforcement des capacités de recherche et d’innovation en Afrique, l’amélioration de la mobilité universitaire et l’accès à une formation de qualité.
D’autres intervenants ont, pour leur part, évoqué les défis climatiques, les tensions géopolitiques, l’insécurité alimentaire et la nécessité de développer la recherche et la formation doctorale.Les travaux de cette sixième édition se poursuivront jusqu’au 15 octobre, avec des rencontres scientifiques, des activités destinées à la jeunesse francophone et une conférence ministérielle. L’objectif est de consolider les échanges entre les pays et les institutions partenaires afin de faire de la diplomatie scientifique un levier de coopération, d’innovation et de développement durable.
Kony Bamba