Moussa Baldé, président du conseil départemental de Kolda, a remis l’appareil au personnel de l’hôpital régional, en présence des équipes soignantes. Le montant annoncé est de 55 millions. La devise n’est pas précisée, le franc CFA étant la monnaie en vigueur au Sénégal.
Un amplificateur de brillance n’est pas un scanner. C’est un appareil mobile de radioscopie qui projette en temps réel, sur un écran, l’image des os et du matériel introduit dans le corps. Le chirurgien voit où il pose une vis, une broche ou une plaque pendant qu’il opère, sans attendre un cliché développé. L’usage est quotidien en traumatologie et en orthopédie, deux spécialités où les hôpitaux régionaux ouest-africains travaillent souvent à l’aveugle.
« Après les efforts consentis sur l’éducation, nous avons aussi voulu aussi mettre à la disposition de l’hôpital régional un amplificateur de brillance. C’est quand même un outil important pour la qualité des opérations en particulier pour l’orthopédiste qui l’a d’ailleurs souligné lui-même… », déclare Moussa Baldé, cité par Dakaractu dans un article publié le mardi 20 octobre.
Au nom de l’établissement, M. Sidibé salue l’acquisition : « nous magnifions la visite du conseil départemental pour constater de visu l’amplificateur de brillance avec caméra. D’ailleurs, cet appareil vient à son heure avec une portée très significative pour la qualité des soins au grand bénéfice des patients. »
L’achat a été porté par une collectivité territoriale, pas par le ministère. La santé et l’éducation figurent parmi les compétences transférées aux départements et aux communes du Sénégal, ce qui place les conseils départementaux en première ligne sur l’équipement des hôpitaux de région. Jusqu’ici, selon la même source, les habitants de Kolda devaient parcourir des kilomètres pour accéder à ce type d’examen. La zone, frontalière de la Guinée-Bissau et de la Guinée, draine aussi des patients venus des pays voisins.
La visite du conseil départemental ne s’est pas arrêtée au bloc. Les responsables administratifs ont montré la morgue, qui attend une chambre froide, la voirie et le service d’hygiène. L’hôpital demande par ailleurs la réparation du banalisateur, à l’arrêt pour un problème d’écran. Cette machine transforme les déchets médicaux infectieux en déchets ordinaires avant élimination ; tant qu’elle reste en panne, la filière de traitement des déchets de l’établissement fonctionne en mode dégradé.
Aucun calendrier n’a été communiqué pour cette réparation ni pour la chambre froide. Un appareil arrive. Deux équipements attendent toujours leur ligne budgétaire.