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Migrations atlantiques

Les garde-côtes mauritaniens secourent 161 migrants partis de Gambie, dont 56 Guinéens

Les garde-côtes mauritaniens ont porté secours à 161 personnes au large d'Amhijrat, parmi lesquelles 56 Guinéens. La pirogue, partie de Banjul, dérivait depuis huit jours, moteur en panne, rapporte Guineematin.

Fish market in Nouakchott - Mauritania, Mauritanie. Image d'archive.
Fish market in Nouakchott - Mauritania, Mauritanie. Image d'archive. Photo : Uzabiaga / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0

Trente-huit femmes et quinze enfants : c’est la composition du contingent guinéen, sur les 56 ressortissants du pays que les garde-côtes ont ramenés à terre. L’embarcation transportait aussi 99 Sénégalais, dont six femmes et deux enfants, et six Gambiens, dont quatre femmes. Au total, 161 personnes s’étaient entassées à bord.

Le moteur avait lâché. « Le bateau avait appareillé de la ville de Banjul et son voyage a duré environ huit jours en mer avant que les garde-côtes ne puissent le repérer et intervenir pour secourir toutes les personnes à bord », indiquent les garde-côtes mauritaniens dans un communiqué que reprend Guineematin. Les autorités mauritaniennes ont fait état de cette opération le jeudi 27 août 2026.

Les garde-côtes ont ensuite conduit les rescapés vers le centre d’accueil de Nouakchott. « Ils ont été pris en charge et les procédures nécessaires ont été suivies avant leur transfert au centre d’accueil de Nouakchott », précise le même communiqué. Ni la durée de ce séjour ni la suite réservée aux 161 personnes n’ont été détaillées.

La scène se répète sur un couloir maritime bien identifié. Depuis la Gambie et le Sénégal, les pirogues remontent vers le nord en longeant le littoral mauritanien, avec pour objectif l’archipel espagnol des Canaries, seule porte européenne accessible par l’Atlantique. Ces traversées se font sur des embarcations de pêche non conçues pour la haute mer, où une avarie de moteur suffit à transformer un voyage en dérive.

Un détail distingue ce départ des précédents. Parmi les Guinéens secourus, les femmes sont majoritaires, trente-huit sur cinquante-six, et les enfants représentent plus du quart du groupe. Le contingent sénégalais présente un profil inverse : six femmes et deux enfants pour quatre-vingt-dix-neuf personnes. Quand des familles entières embarquent, ce n’est plus le seul candidat au travail qui part, c’est un foyer qui se déplace, avec ce que cela suppose d’épargne engagée et de retour improbable.

Reste la question du prix. Aucun montant n’a filtré sur ce que chaque passager a versé pour cette place, ni sur l’organisation qui a armé la pirogue de Banjul. Nouakchott n’a pas non plus indiqué si des poursuites visaient les organisateurs de la traversée. Les 161 rescapés, eux, attendent à Nouakchott.

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Les faits rapportés ici ont été publiés par les rédactions suivantes. Notre article les réécrit, il n'en recopie aucune phrase.

SAHEL Burkina Faso, Tchad, Mauritanie. Sécurité, gouvernance, pastoralisme, climat, transitions politiques. sahel@www.referenceinfos.com

Article rédigé à partir des sources citées, avec l'aide d'outils de rédaction assistée, puis relu par la rédaction. Notre méthode

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