Quatre implantations, plus de 350 000 mètres carrés d’entrepôts, et la moitié de cette surface réservée aux fèves. AGL Côte d’Ivoire dit disposer d’infrastructures à Abidjan, San Pedro, Bouaké et Ferkessédougou, au plus près des bassins de production et des deux ports d’exportation du pays.
Sur la période 2024-2025, ses équipes ont traité 350 336 tonnes de cacao et 152 862 tonnes de produits dérivés, selon les chiffres avancés par l’entreprise et relayés par Fratmat.info. La part que représentent ces volumes dans les exportations nationales n’a pas été précisée.
Le catalogue présenté aux professionnels couvre l’essentiel des maillons situés entre la plantation et le navire : transport routier, stockage, fumigation des fèves contre les insectes avant expédition, empotage des conteneurs, manutention. S’y ajoutent l’accompagnement sur les formalités de transit et d’exportation, des outils numériques de suivi des flux et des stocks, et de la tierce détention, ce mécanisme par lequel un opérateur indépendant garde un stock qui sert de garantie à un financement bancaire.
Le salon, dont le thème était « Jeunesse et cacaoculture du futur », a réuni plus de 7 000 personnes en trois jours. D’autres filiales du groupe y tenaient stand : Abidjan Terminal pour la manutention portuaire, Pacoci et Suv pour la palettisation, le conditionnement et l’usinage industriel.
Pourquoi ce maillon compte-t-il autant ? Parce que la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial de cacao et que chaque tonne quitte le pays par Abidjan ou San Pedro, après avoir été collectée, séchée, contrôlée, stockée puis chargée. Le prix garanti au planteur, lui, est arrêté avant chaque campagne par le Conseil du café-cacao. Entre ce prix bord champ et la valeur départ port, s’intercalent des coûts logistiques que la filière chiffre rarement en public.
C’est précisément ce que le rendez-vous d’Abidjan n’a pas tranché. Combien coûte, tonne par tonne, le trajet d’une fève de Ferkessédougou jusqu’au navire ? Aucun montant n’a été communiqué.