800 FCFA par action, contre 700 un an plus tôt. La Société Multinationale de Bitumes (SMB) répartira son dividende entre 7 795 200 actions, ce qui porte l’enveloppe globale à 6,236 milliards de FCFA. Les actionnaires ne toucheront pas ce montant brut : l’impôt sur le revenu des valeurs mobilières prélève 12 % pour les personnes physiques, soit 704 FCFA net par titre, et 10 % pour les personnes morales, soit 720 FCFA.
Le calendrier est serré. La fermeture des registres est fixée au vendredi 18 septembre 2026 et le titre SMB Côte d’Ivoire cotera ex-dividende dès le jeudi 17 septembre, ont indiqué les responsables de la Bourse régionale des valeurs mobilières. Autrement dit, un investisseur qui veut encaisser ce versement doit avoir acquis ses actions au plus tard le mercredi 16 septembre 2026 ; au-delà, la BRVM annulera les ordres restés en attente dans son système de négociation.
L’exercice écoulé est contrasté. Au 31 décembre 2025, la société affiche un résultat net de 13,075 milliards de FCFA, contre 8,698 milliards douze mois plus tôt, une progression de 50,32 % selon Lejecos.com. Le chiffre d’affaires, lui, s’est replié de 10 %, à 206,740 milliards contre 229,061 milliards en 2024.
Gagner plus en vendant moins : la mécanique tient aux coûts. Les achats de matières premières et fournitures ont diminué de 2,696 milliards, à 158 milliards contre 161 milliards ; les charges externes reculent de 3,06 %, à 14,410 milliards contre 14,852 milliards ; les charges de personnel perdent 428 millions, à 4,092 milliards contre 4,520 milliards. La valeur ajoutée grimpe de 29 %, à 23 milliards contre 18 milliards. L’excédent brut d’exploitation gagne 42 %, à 18,480 milliards. Et le résultat d’exploitation s’établit à 19 milliards, contre 12,036 milliards un an plus tôt, soit 48,12 % de hausse.
Une ligne se dégrade. Le résultat financier passe de 412 millions de FCFA en 2024 à 147 millions en 2025, un recul de 265 millions qui reste marginal au regard des autres agrégats, puisque le résultat des activités ordinaires progresse tout de même de 44,40 %, à 18 milliards contre 12,448 milliards.
Ces comptes intéressent au-delà des porteurs de titres. Le bitume est le liant de tout revêtement routier : son marché suit de près la commande publique et privée de travaux, dans un pays où l’entretien du réseau et les chantiers urbains pèsent lourd sur le budget d’investissement. Un chiffre d’affaires en baisse de 10 % renseigne donc autant sur l’activité des entreprises de travaux publics que sur la société elle-même. La cause de ce repli n’est pas précisée.
Sur les 13,075 milliards de bénéfice, un peu moins de la moitié partira aux actionnaires le 18 septembre. Le reste demeure dans l’entreprise. Son emploi, lui, n’a pas été détaillé.