Tout est parti d’un appel. Chris Wilder, l’entraîneur de Sheffield United, a joint Jordan Ayew la semaine précédant la signature, et la discussion a suffi. « Le manager m’a appelé la semaine dernière, et le sentiment était réciproque. Je n’ai pas réfléchi à deux fois, et me voici », a déclaré l’attaquant dans son premier entretien accordé au club.
Le joueur de 34 ans a paraphé un contrat d’une saison, jusqu’au terme de l’exercice 2026/27. Son bail à Leicester City avait expiré en juillet, ce qui fait de lui un joueur libre : le club de Sheffield ne verse aucune indemnité de transfert à son précédent employeur. Les termes financiers de l’accord n’ont pas été rendus publics.
« Le manager et le club ont fait un énorme effort pour me faire venir le plus vite possible. Tout s’est passé très rapidement », ajoute l’international ghanéen, qui dit vouloir « avoir un impact » et réaliser « une bonne saison ». Côté entraîneur, le ton est le même : Chris Wilder estime que son nouvel attaquant peut peser immédiatement sur le groupe, selon 3News Ghana.
Pour Sheffield United, le calcul est lisible. Les clubs de Championship, la deuxième division anglaise, achètent rarement de l’expérience au prix fort ; ils la recrutent libre, sur des contrats courts, quand un joueur arrive en fin de bail. Le contrat d’un an limite l’engagement du club et laisse à l’attaquant la possibilité de se relancer avant une nouvelle négociation.
Ce transfert marque un retour en Championship pour Ayew, qui a passé l’essentiel de sa carrière européenne en Angleterre. Il conserve le brassard des Black Stars, sélection dont il est le capitaine.
Reste à savoir quand il jouera. Ni le club ni le joueur n’ont indiqué la date de sa première apparition sous le maillot rouge et blanc.