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Sénégal

L’Assemblée nationale rejette le budget rectificatif 2026 présenté par le gouvernement

Les députés sénégalais ont écarté le 3 novembre 2026 le projet de loi de finances rectificative pour 2026, sans en examiner le contenu. Le rejet vient de la majorité elle-même, selon Guinée 360, alors que Dakar attend un financement du FMI.

National assembly (Dakar, Senegal), Sénégal. Image d'archive.
National assembly (Dakar, Senegal), Sénégal. Image d'archive. Photo : Bernard bill5 / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0

Cent neuf voix pour, vingt contre, trois abstentions. Le vote qui a scellé le sort du projet de loi n° 40/2026 ne portait pas sur le budget lui-même, mais sur une question préalable déposée par le député Amadou Ba, membre des Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef). Cette procédure permet d’écarter un texte sans en aborder les articles. La séance était présidée par le vice-président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye.

Le texte avait pourtant été renvoyé en commission des finances pour un second examen. Il n’a pas davantage convaincu les élus du groupe majoritaire, qui ont maintenu leurs réserves sur les prévisions budgétaires du gouvernement.

Au cœur de la contestation : la sincérité des comptes. Les députés estiment que les chiffres transmis ne traduisent pas fidèlement l’état des finances publiques du pays. Le niveau du déficit budgétaire, arrêté à 7,6 % du produit intérieur brut, est particulièrement visé : la majorité le juge surestimé, rapporte Guinée 360.

Une loi de finances rectificative n’est pas un budget ordinaire. Elle sert à corriger en cours d’année les prévisions de recettes et de dépenses votées en décembre précédent, lorsque la réalité économique s’écarte des estimations initiales. C’est l’instrument par lequel un État ajuste sa trajectoire budgétaire, et souvent celui que scrutent le plus attentivement ses créanciers.

Car le calendrier compte. Le Sénégal attend toujours l’accord définitif du Fonds monétaire international pour un financement de 2,2 milliards de dollars. Le rejet du texte pourrait allonger les discussions avec l’institution de Washington et repousser le déblocage de ces fonds.

Ce qui rend l’épisode inhabituel tient à son origine. Ce n’est pas l’opposition qui a bloqué le gouvernement, mais les députés de sa propre famille politique, largement majoritaires dans l’hémicycle depuis les législatives anticipées. L’exécutif doit désormais répondre aux objections d’un camp qui le soutient.

Reste une inconnue : le gouvernement présentera-t-il un texte corrigé, et dans quel délai ? Aucun calendrier n’a été communiqué après le vote.

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TERANGA Sénégambie et espace lusophone : Sénégal, Gambie, Guinée-Bissau, Cabo Verde. Vie politique, pêche, ports, migrations, création culturelle. teranga@www.referenceinfos.com

Article rédigé à partir des sources citées, avec l'aide d'outils de rédaction assistée, puis relu par la rédaction. Notre méthode

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