Trois points, une victoire, deux défaites, une troisième place de groupe : la Coupe d’Afrique des nations féminine 2026, disputée au Maroc, s’est arrêtée là pour les Étalons dames, sans quart de finale. Quelques mois plus tard, la Fédération burkinabè de football (FBF) cherche un nouveau staff. L’appel à candidatures porte sur le poste de sélectionneur et sur celui de son adjoint.
Pascal Sawadogo a pris l’équipe en 2021. Son passage laisse une ligne au tableau : deux qualifications pour la phase finale de la CAN. Aucun calendrier n’a été communiqué pour la désignation du futur staff.
Ce bilan divise ceux qui suivent la sélection. Certains supporters interrogés par Lefaso.net y voient un socle à conserver, d’autres la preuve qu’un cap manque encore.
« Le coach actuel, Pascal Sawadogo, a fait des efforts. Il a pu qualifier l’équipe pour deux Coupes d’Afrique des nations », déclare Sayouba Zoungrana. Pour lui, l’enjeu n’est pas de changer d’homme mais de trouver celui qui saura « permettre à l’équipe d’aller plus de l’avant et de faire mieux », c’est-à-dire bâtir un groupe compétitif capable de passer les phases de groupes africaines.
Le ton est différent chez Saïdou Mohamed Ouédraogo, qui réclame un technicien plus expérimenté. « Nous avons besoin de quelqu’un qui va apporter plus de dynamisme à notre sélection », dit-il, en ajoutant que l’équipe nationale a besoin d’une personne « aguerrie », capable de la gérer et de lui permettre d’aller de l’avant.
Entre les deux, une position intermédiaire. « Je ne pense pas que la solution soit de chercher seulement un nouveau coach. Il faut que celui qui sera appelé à la tête de la sélection nationale puisse préserver les acquis de son prédécesseur et permettre à l’équipe de continuer sa progression », estime Yacouba Ouédraogo.
Reste la question que l’appel à candidatures ne tranche pas. Un banc ne fait pas une filière : la progression d’une sélection féminine dépend aussi du championnat qui l’alimente, du nombre de licenciées et des moyens que la fédération consacre à ses catégories de jeunes. Les difficultés du football féminin burkinabè sont d’ailleurs évoquées par les observateurs eux-mêmes pour relativiser les résultats du staff sortant. Le montant du contrat proposé au futur sélectionneur n’a pas été précisé.
La FBF a désormais des dossiers à examiner. Le prochain nom sur le banc dira surtout ce qu’elle attend des Étalons dames.