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Côte d'Ivoire

Les deux députés de Bondoukou condamnent l’orpaillage illégal devant les populations de quatre localités

Lors d'une tournée de restitution menée les lundi 7 et mardi 8 septembre 2026 dans le nord-est ivoirien, les élus de la circonscription de Bondoukou ont dénoncé l'orpaillage clandestin et demandé l'appui des habitants, rapporte l'AIP.

Illustration : Côte d'Ivoire.
Illustration : Côte d'Ivoire. Photo : Volker Braun / Pexels

Appimandoum, Pinda-Borokro, Kouassi-Ndawa, Soko : quatre localités visitées en deux jours. Les députés de la circonscription de Bondoukou, Koffi Mouroufié Patrice et Mamah Diabagaté, y ont tenu leur tournée de restitution parlementaire les lundi 7 et mardi 8 septembre 2026. Devant les habitants, les deux élus ont condamné l’orpaillage illégal et appelé les populations à participer à la lutte contre cette activité.

Le déplacement avait d’abord un autre objet : présenter aux administrés les textes votés au Palais Bourbon d’Abidjan. Les deux parlementaires ont exposé les lois adoptées par l’Assemblée nationale au cours de la première session ordinaire de l’année, selon l’AIP. L’orpaillage clandestin s’est ajouté à ce programme, signe qu’il occupe désormais une place centrale dans les préoccupations locales.

Pourquoi ce sujet s’impose-t-il dans une tournée consacrée au travail législatif ? Parce que la région de Gontougo, dont Bondoukou est le chef-lieu, vit d’abord de ses champs. Le nord-est ivoirien est l’un des bassins de production de l’anacarde, dont la Côte d’Ivoire est le premier fournisseur mondial de noix brutes, et l’on y cultive aussi le cacao et les vivriers. Or l’extraction artisanale non déclarée se fait sur des parcelles agricoles, retourne les sols et trouble les cours d’eau utilisés par les villages. Le revenu d’une famille de planteurs se joue sur ces hectares.

L’orpaillage clandestin échappe par nature à la fiscalité minière. Les permis, les redevances et les taxes prévus par le code minier ivoirien supposent un opérateur déclaré ; l’or extrait hors de ce cadre part sans laisser de recette à l’État ni aux collectivités. Le manque à gagner n’a pas été chiffré lors de la tournée.

En demandant aux habitants de contribuer à la lutte, les deux députés déplacent la responsabilité sur le terrain villageois, là où se signalent les sites d’extraction et où arrivent les équipes venues de l’extérieur. C’est aussi reconnaître que l’action administrative seule ne suffit pas dans des zones de brousse étendues, proches de la frontière ghanéenne.

Reste à savoir ce que produira l’appel. Aucun dispositif de surveillance, aucun calendrier de suivi n’a été annoncé dans les quatre localités. La prochaine restitution dira si les villages ont été entendus.

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Les faits rapportés ici ont été publiés par les rédactions suivantes. Notre article les réécrit, il n'en recopie aucune phrase.

HARMATTAN Golfe de Guinée et rivière Mano : Togo, Bénin, Guinée, Liberia, Sierra Leone. Commerce transfrontalier, mines, filières agricoles. harmattan@www.referenceinfos.com

Article rédigé à partir des sources citées, avec l'aide d'outils de rédaction assistée, puis relu par la rédaction. Notre méthode

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