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Niger

Le Niger encadre la vente de carburant et interdit les bidons hors des stations

Depuis le 19 octobre 2026, les stations-service nigériennes ferment au public de 21 heures à 6 heures, sauf celles de permanence, rapporte Sahelien. La vente en bidons est proscrite là où une station existe.

Lasius niger y Cinara tujafilina en Thuja orientalis, Niger. Image d'archive.
Lasius niger y Cinara tujafilina en Thuja orientalis, Niger. Image d'archive. Photo : Carlos Delgado / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0

Vingt et une heures. C’est désormais l’heure à laquelle les pompes cessent de servir le public au Niger, et jusqu’à 6 heures le lendemain matin. Seules les stations désignées pour assurer la permanence échappent à cette coupure nocturne, entrée en vigueur le 19 octobre 2026.

Deuxième volet du dispositif : l’interdiction de vendre du carburant en bidons hors des stations-service, dans toutes les localités qui comptent au moins une station. Le ministère du pétrole présente ces dispositions comme temporaires et destinées à faciliter les opérations de ravitaillement ainsi qu’à améliorer la disponibilité du carburant à la pompe, selon Sahelien. Les automobilistes sont invités à se reporter aux canaux officiels pour identifier les stations de permanence de leur arrondissement communal ou rural.

Le commerce de bidons au bord des routes est, dans une large partie de l’Afrique de l’Ouest, le dernier maillon de la distribution : il dessert les quartiers périphériques, les villages sans pompe, les conducteurs de motos-taxis qui achètent un litre à la fois. En restreindre la pratique là où une station existe revient à réorienter ces volumes vers le circuit officiel. L’effet sur les prix pratiqués au détail n’a pas été précisé.

Le Niger produit et raffine son propre pétrole. La raffinerie de Zinder, lancée avec des capitaux chinois, alimente le marché intérieur depuis plus d’une décennie, et le pays a mis en service un oléoduc d’exportation vers la côte atlantique. Un État producteur qui rationne la distribution à la pompe, c’est un signal. Il porte sur la chaîne logistique interne, pas sur la ressource.

La note du ministère, telle que rapportée, n’indique ni la durée de ces mesures ni les stocks disponibles. Rien non plus sur le nombre de stations de permanence retenues, ni sur les critères qui ont présidé à leur désignation.

Pour les transporteurs, le calcul est immédiat. Neuf heures de fermeture quotidienne resserrent les fenêtres de ravitaillement des camions qui circulent de nuit sur les axes reliant Niamey à Dosso, à Maradi ou à la frontière béninoise, et toute attente supplémentaire au petit matin se répercute mécaniquement sur les coûts de transport, donc sur le prix des denrées acheminées vers les marchés urbains. Les commerçants, eux, attendent de voir.

Reste une inconnue de taille : la date à laquelle ces restrictions seront levées. Le ministère du pétrole ne l’a pas communiquée.

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Nos sources

Les faits rapportés ici ont été publiés par les rédactions suivantes. Notre article les réécrit, il n'en recopie aucune phrase.

DJOLIBA Mali et Niger, le long du fleuve Niger. Transitions politiques, sécurité, uranium, or, agriculture irriguée. djoliba@www.referenceinfos.com

Article rédigé à partir des sources citées, avec l'aide d'outils de rédaction assistée, puis relu par la rédaction. Notre méthode

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