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Guinée

À Siguiri, les riverains du fleuve Niger alertent sur l’ensablement et la pollution de l’eau

Dans la préfecture de Siguiri, en Haute-Guinée, des habitants installés le long du fleuve Niger décrivent un lit qui se comble et une eau devenue trouble. Guineenews rapporte leurs demandes : encadrer les mines, reboiser les berges, renforcer les Eaux et Forêts.

Lasius niger y Cinara tujafilina en Thuja orientalis, Niger. Image d'archive.
Lasius niger y Cinara tujafilina en Thuja orientalis, Niger. Image d'archive. Photo : Carlos Delgado / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0

« Le constat est très amer. Nous demandons au gouvernement de se pencher sérieusement sur le phénomène d’ensablement du fleuve », déclare Oumar Mama Keita, président du district de Tiguibiri, dans un article publié le mardi 25 août par Guineenews. Le fleuve Niger traverse la préfecture de Siguiri, dont il constitue le principal cours d’eau.

Plusieurs riverains affirment que la dégradation est devenue particulièrement visible cette année. Ils décrivent une montée des eaux qui, combinée à l’ensablement progressif du lit, perturbe leurs activités quotidiennes et menace la faune aquatique. Le trouble de l’eau revient dans tous les témoignages recueillis par le site guinéen.

Deux causes reviennent dans leurs propos : la déforestation et l’exploitation minière. Les habitants réclament un meilleur encadrement des chantiers et un renforcement des moyens des services des Eaux et Forêts. Avec quelles ressources ? La question reste posée : ni budget, ni effectif, ni calendrier n’ont été communiqués.

La qualité de l’eau inquiète autant que le sable. Les riverains mettent en cause l’usage de produits chimiques, et citent le cyanure, employé dans le traitement du minerai d’or pour en extraire le métal. Ils font également état d’une diminution des ressources halieutiques, c’est-à-dire des prises de poisson. Aucune analyse ni aucune mesure officielle n’est citée à l’appui de ces constats.

Siguiri vit de l’or. La préfecture compte parmi les principales zones aurifères de Guinée, où l’orpaillage artisanal coexiste avec l’exploitation industrielle, et où le fleuve sert à la fois de source d’eau, de voie de pêche et d’appui aux cultures de berge. Chaque tonne de sédiment qui descend le lit et chaque hectare de rive décapé pèsent donc sur deux revenus à la fois : celui du pêcheur et celui du maraîcher.

L’enjeu dépasse la préfecture. Le Niger prend sa source dans les massifs de Guinée avant de traverser le Mali, puis la République du Niger, le Bénin et le Nigeria. Ce que la Haute-Guinée laisse partir en amont, les périmètres irrigués maliens et nigériens le reçoivent en aval, dans un bassin où l’ensablement du chenal est déjà un sujet ancien pour les riziculteurs et les transporteurs fluviaux.

Les habitants de Siguiri ont listé ce qu’ils attendent : lutte contre la déforestation, réglementation des activités minières, restauration des zones dégradées, reboisement des berges. Reste à savoir qui financera ces travaux, et quand. Sur ce point, les autorités n’ont pas encore parlé.

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Les faits rapportés ici ont été publiés par les rédactions suivantes. Notre article les réécrit, il n'en recopie aucune phrase.

DJOLIBA Mali et Niger, le long du fleuve Niger. Transitions politiques, sécurité, uranium, or, agriculture irriguée. djoliba@www.referenceinfos.com

Article rédigé à partir des sources citées, avec l'aide d'outils de rédaction assistée, puis relu par la rédaction. Notre méthode

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