Trente-deux kilomètres, et parfois plus de trois heures de route. C’est ce que représente aujourd’hui la liaison entre Koussanar et Makacolibantang, dans la région de Tambacounda, en raison du mauvais état de la voie. Le ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Alpha Thiam, assure que le gouvernement a pris les dispositions nécessaires pour goudronner ce tronçon et le prolongement qui passe par Méréto jusqu’à Koumpentoum.
L’annonce est tombée à Makacolibantang, à l’occasion des célébrations du Mawloud, au cours d’une tournée que le ministre a effectuée avec les autorités administratives, les élus locaux et les chefs de services régionaux de Tambacounda.
Le gouvernement a pris toutes les mesures pour que, dans pas longtemps, la route qui quitte Koussanar passe par Makacolibantang et Méréto pour aller à Koumpentoum soit bitumée
Alpha Thiam, ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme
Le ministre a présenté ce dossier comme une préoccupation ancienne du chef de l’État et de son gouvernement, et affirmé que les difficultés de circulation dans la zone ne seraient bientôt « plus qu’un mauvais souvenir ». Il a également mis en avant les plaidoiries répétées des habitants et remercié les autorités administratives pour leur implication.
Le maire de la commune de Makacolibantang, Bilaly Ba, a accueilli favorablement l’annonce, selon Le Soleil, et dit attendre sa mise en œuvre. L’élu a insisté sur l’urgence du chantier, en rappelant combien le tronçon devient pénible pour les populations pendant la saison des pluies, celle-là même qui bat son plein en août dans l’est du pays.
L’enjeu dépasse le confort des voyageurs. Dans cette partie de la région de Tambacounda, zone de cultures et d’élevage, l’état des pistes détermine le prix auquel un producteur écoule sa récolte, le temps qu’un commerçant met à rejoindre un marché, et le coût du transport que les uns et les autres finissent par payer. Une route dégradée agit comme une taxe invisible sur chaque sac déplacé.
Reste la question que l’annonce ne tranche pas : qui finance, pour quel montant, et à partir de quand ? Aucun de ces éléments n’a été précisé à Makacolibantang.
La promesse est faite. Le chantier, lui, attend encore une date.