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Hong Kong

Joshua Wong plaide coupable dans un second dossier de sécurité nationale à Hong Kong

Le militant prodémocratie hongkongais Joshua Wong a reconnu, mercredi 2 septembre, avoir comploté en vue d'obtenir des sanctions étrangères contre Hong Kong et la Chine, une infraction passible de la perpétuité, rapporte The Guardian.

Illustration : Hong Kong.
Illustration : Hong Kong. Photo : Harry Shum / Pexels

Chemise bleue, lunettes à monture noire, Joshua Wong a salué ses soutiens en entrant dans le box de la haute cour de Hong Kong, puis s’est tenu debout, les mains derrière le dos, pour plaider coupable. L’accusation lui reproche d’avoir agi de concert avec Nathan Law, militant hongkongais exilé, afin de pousser des gouvernements étrangers à imposer sanctions, blocus ou autres mesures hostiles à la Chine. Devant le tribunal, le parquet a soutenu que Wong, 29 ans, s’était rendu à l’étranger et avait rencontré des responsables politiques pour plaider en faveur de ces sanctions, y compris après l’entrée en vigueur de la loi sur la sécurité nationale, et qu’il avait publié ces rencontres sur ses comptes de réseaux sociaux.

Que risque-t-il désormais ? L’infraction est punie de trois à dix ans de prison, et jusqu’à la perpétuité si les juges estiment qu’elle revêt un caractère de « grande gravité ». Un plaidoyer de culpabilité ouvre habituellement droit à une réduction de peine. Aucune date d’audience de fixation de la peine n’a été annoncée.

Joshua Wong est détenu sans interruption depuis novembre 2020, soit près de six ans. Il devait sortir en janvier 2027. Ce second dossier repousse cet horizon.

Le premier l’avait conduit à plaider coupable, en 2022, de complot en vue de subversion, pour son rôle dans une élection primaire non officielle organisée par le camp démocrate. En novembre 2024, la justice hongkongaise l’a condamné à quatre ans et huit mois de prison. Il est le seul militant de la ville poursuivi deux fois sur le fondement de cette loi. Ses soutiens font valoir que l’accusation s’appuie largement sur des prises de position antérieures à son adoption, et y voient une application rétroactive.

La trajectoire de l’homme est connue bien au-delà de l’Asie. En 2014, adolescent, il devient le visage international du mouvement des parapluies, lorsque des milliers de manifestants occupent pendant 79 jours de grands axes de Hong Kong pour réclamer davantage de démocratie. En octobre de la même année, le magazine Time le met en couverture sous le titre « The Face of Protest ». Cinq ans plus tard, quand la contestation contre un projet de loi d’extradition embrase le territoire, il purge une peine liée aux manifestations de 2014 ; libéré en pleine mobilisation, il rejoint aussitôt les appels au retrait du texte.

En 2020, Pékin impose à Hong Kong une loi sur la sécurité nationale au champ très large, après une année de manifestations antigouvernementales. Les autorités ont présenté ce texte comme nécessaire au retour de la stabilité dans un centre financier international. Six ans plus tard, ses détracteurs estiment que son périmètre continue de s’étendre.

« En empilant les chefs d’accusation contre Joshua Wong, les autorités font en sorte que cette icône de la démocratie reste derrière les barreaux », déclare Elaine Pearson, directrice Asie de Human Rights Watch. Pour Frances Hui, du Committee for Freedom in Hong Kong Foundation, « il est évident que le gouvernement veut le garder en prison aussi longtemps qu’il le peut, afin de l’isoler et de l’empêcher de devenir un symbole visible de la résistance ». La militante des droits humains Sophie Richardson met en cause la qualification retenue : « Confondre la promotion de la démocratie et de la liberté d’expression avec une atteinte à la sécurité nationale est une esquive favorite des autoritaires. »

À Londres, l’ancien chef du Parti conservateur Iain Duncan Smith a demandé mardi 1er septembre au gouvernement britannique de soulever le cas auprès de Pékin : « Cela suffit. Il est temps d’arrêter de traquer des manifestants pacifiques. » Al Jazeera rapporte que le militant encourt la perpétuité dans ce second dossier.

Devant la haute cour, des habitants ont fait la queue toute la nuit pour obtenir une place dans la salle. La peine, elle, sera prononcée plus tard.

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Les faits rapportés ici ont été publiés par les rédactions suivantes. Notre article les réécrit, il n'en recopie aucune phrase.

MÉRIDIEN Nations unies, multilatéralisme, Amériques du Nord et du Sud meridien@www.referenceinfos.com

Article rédigé à partir des sources citées, avec l'aide d'outils de rédaction assistée, puis relu par la rédaction. Notre méthode

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