175,40 escudos le litre d’essence, 169,40 escudos le gazole ordinaire. Ces tarifs, arrêtés par l’Agence de régulation multisectorielle de l’économie (ARME), s’appliquent depuis le mardi 1er septembre. Le gazole ordinaire porte la plus forte progression, 7,49 %, alors que la hausse moyenne des carburants s’établit à 4,51 %.
À Mindelo, deuxième ville du pays, les hiaces et les taxis assurent une part importante des déplacements quotidiens. Leurs conducteurs voient le carburant peser d’un poids croissant dans leurs charges d’exploitation, et cherchent une solution qui absorberait une partie du surcoût sans le transférer entièrement aux voyageurs, écrit Notícias do Norte.
Côté passagers, l’inquiétude porte sur le budget familial, déjà contraint par le prix de l’alimentation et les dépenses scolaires. La rentrée des classes approche. Toute augmentation du prix du trajet s’ajoute à une facture que beaucoup de ménages tiennent à l’euro près.
Combien cela représente-t-il pour un lecteur ouest-africain ? L’escudo cap-verdien est arrimé à l’euro par une parité fixe de 110,265 escudos pour un euro. Le litre d’essence ressort donc autour de 1,59 euro, soit près de 1 040 francs CFA, et le gazole ordinaire autour de 1,54 euro, environ 1 010 francs CFA.
L’archipel ne produit pas une goutte de pétrole et importe la totalité de ses produits raffinés. Chaque mouvement des cours mondiaux et du fret maritime se retrouve mécaniquement dans les prix à la pompe, puis dans les coûts de transport insulaire, où la voiture et le minibus remplacent le train et le fleuve.
Pour les opérateurs qui tirent de leur véhicule l’essentiel du revenu du foyer, la hausse se paie tous les jours, réservoir après réservoir. Aucun relèvement des tarifs de transport n’a été annoncé à ce stade à São Vicente.
La rentrée scolaire, elle, ne se négocie pas. Le prix du trajet, si.