Le format tient en une journée. Des recruteurs s’installent derrière une table, reçoivent chaque candidat quelques minutes, puis passent au suivant : le Job Dating remplace l’envoi de curriculum vitae par un face-à-face immédiat. À Abidjan, le 22 octobre 2026, il s’adressait à des demandeurs d’emploi en situation de handicap.
L’opérateur Orange Côte d’Ivoire pilotait la rencontre, aux côtés d’Invest for Jobs, programme de la coopération allemande mis en œuvre par la GIZ. Cent vingt-trois candidats s’y sont présentés. Le nombre de postes mis sur la table par les entreprises présentes, lui, n’est pas précisé.
Invest for Jobs n’est pas un recruteur. Le programme travaille avec des entreprises installées sur le continent africain, autour de la création d’emplois et des conditions de travail, et c’est à ce titre qu’il a accompagné l’opération abidjanaise décrite par l’AIP.
Reste la question que se posent les candidats repartis avec un entretien en poche : qu’est-ce qui change, concrètement, du côté de l’employeur ? Recruter une personne handicapée suppose, selon les postes, d’adapter l’accès aux locaux, le matériel ou l’organisation des équipes. C’est une dépense d’investissement. C’est aussi un accès à un vivier de candidats que les canaux de recrutement classiques atteignent peu, dans un pays où les télécommunications et les services figurent parmi les principaux employeurs formels.
Combien d’embauches, au bout du compte ? Aucun bilan n’a été communiqué à l’issue de la journée. La réponse se lira sur les contrats signés dans les semaines qui viennent.