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Hydrocarbures

Petrobras prend 90 % de huit blocs d’exploration pétrolière au large de la Côte d’Ivoire

Le groupe brésilien Petrobras a signé des contrats de partage de production sur huit permis offshore ivoiriens, dont il détiendra 90 %, la société publique Petroci conservant 10 %, selon Daba Finance. Une entrée massive, sans production immédiate.

Climat et météo Ivory coast by Alida Ledjou from Wiki Loves Africa Côte d'Ivoire 2023, Côte d'Ivoire. Image d'archive.
Climat et météo Ivory coast by Alida Ledjou from Wiki Loves Africa Côte d'Ivoire 2023, Côte d'Ivoire. Image d'archive. Photo : Ledjou7 / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0

CI-513, CI-600, CI-601, CI-602, CI-603, CI-605, CI-701 et CI-702 : huit permis, un seul opérateur. Petrobras exploitera chacun de ces blocs situés le long de la marge équatoriale africaine avec une participation de 90 %, la compagnie nationale Petroci détenant les 10 % restants. La signature a été annoncée le vendredi 18 septembre.

La cérémonie s’est tenue au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, rapporte Afrique-sur7. Le groupe brésilien prévoit plus de 250 milliards de francs CFA d’investissements dans une première phase, indique Fratmat.info. Le calendrier de déploiement de cette enveloppe n’a pas été communiqué.

L’opération s’inscrit dans la stratégie tracée par la directrice générale de Petrobras, Magda Chambriard, qui veut faire de l’Afrique la première région d’exploration du groupe hors du Brésil. Le pétrolier public brésilien a relancé ses activités d’exploration sur le continent en 2024. Il détient aujourd’hui des intérêts à São Tomé-et-Príncipe et en Afrique du Sud, et a conclu un accord pour acquérir 42,5 % d’un bloc offshore namibien, sous réserve du feu vert des autorités de régulation, précise Daba Finance.

Pourquoi le bassin ivoirien ? Petrobras met en avant une géologie proche de celle des bassins offshore brésiliens, où le groupe a bâti son savoir-faire en eaux profondes et ultra-profondes. L’entreprise compte y appliquer les mêmes méthodes. Elle a programmé 7,1 milliards de dollars d’exploration entre 2026 et 2030, avec l’objectif de renouveler ses réserves et de réduire sa dépendance à des gisements arrivés à maturité.

Pour Abidjan, l’arrivée d’un opérateur de cette taille conforte un secteur amont qui attire déjà des capitaux internationaux après plusieurs découvertes en mer. Mais un contrat d’exploration n’est pas un baril. Avant toute mise en production, il faudra des campagnes sismiques, des forages, puis une découverte jugée commercialement exploitable. Le processus prend souvent des années, et certains blocs ne produisent jamais.

Les 10 % de Petroci maintiennent l’État ivoirien dans le tour de table en cas de succès. C’est un ticket modeste, mais il garantit à la compagnie publique une part des volumes et un accès aux données techniques si l’un des huit blocs se révèle productif.

Viennent maintenant les études techniques, puis les décisions de forage, qui diront si ces droits d’exploration se transforment en réserves commerciales. Rien n’est acquis. Les prochains mois se joueront sur des cartes sismiques, loin des salons d’Abidjan.

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Nos sources

Les faits rapportés ici ont été publiés par les rédactions suivantes. Notre article les réécrit, il n'en recopie aucune phrase.

LAGUNE Côte d’Ivoire : première économie de l’UEMOA. Cacao, port d’Abidjan, vie politique, infrastructures, football. lagune@www.referenceinfos.com

Article rédigé à partir des sources citées, avec l'aide d'outils de rédaction assistée, puis relu par la rédaction. Notre méthode

Nos sources 54 rédactions suivies, citées et liées
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