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Ghana

Au Ghana, une coalition citoyenne exige des comptes sur 1,7 milliard de dollars d’achats d’or

La People's Alliance for Governance and Accountability réclame l'identification des responsables de la perte de 1,7 milliard de dollars attribuée au programme public d'achat d'or, rapporte MyJoyOnline dans un article publié le mardi 25 août 2026.

Lingo D'or
Lingo D'or Image prise sur pinterrest

Kofi Kusi Dapaah a choisi la comparaison la plus simple. Devant la presse réunie à Accra, l’animateur de la People’s Alliance for Governance and Accountability (PAGA) a demandé si les actionnaires d’une société privée accepteraient qu’une perte d’une telle ampleur soit rangée parmi les frais ordinaires d’exploitation. Sa réponse est non, et il estime que la règle doit être la même lorsqu’il s’agit d’argent public.

La coalition demande un récit détaillé de la manière dont la perte de 1,7 milliard de dollars s’est constituée sur le Domestic Gold Purchase Programme, le dispositif public d’achat d’or sur le marché intérieur, et veut que les agents ayant autorisé les transactions soient nommés. « Affirmer que le programme servait une bonne cause nationale ne constitue pas une défense contre l’indiscipline financière », a déclaré Kofi Kusi Dapaah.

PAGA ne conteste pas les objectifs affichés du programme : constituer des réserves d’or, soutenir le cedi et couper les circuits de contrebande. Elle soutient que ces objectifs ne mettent pas la performance financière du dispositif à l’abri d’un examen. Autrement dit, l’intérêt national justifie une politique, pas son résultat comptable.

Le raisonnement mérite d’être resitué. Un État qui achète de l’or chez lui, en monnaie locale, se constitue un actif de réserve sans dépenser de devises : c’est le principal argument macroéconomique de ce type de programme, et il vaut particulièrement pour le Ghana, premier producteur d’or du continent, où le métal est le premier poste d’exportation. Mais le prix d’achat consenti aux vendeurs locaux, l’écart avec le cours mondial et les frais de raffinage déterminent si l’opération enrichit ou appauvrit le Trésor. C’est exactement le terrain sur lequel PAGA demande des chiffres.

La nature même de la perte fait débat. MyJoyOnline a publié, le même jour, un autre article présentant un montant de 21,89 milliards de cedis comme un ajustement comptable et non comme une sortie de trésorerie. Les deux chiffres ne sont pas exprimés dans la même monnaie et ne sont pas rapprochés par la source : rien ne permet d’affirmer qu’ils désignent la même opération. La question reste donc ouverte : perte réelle encaissée par l’État, ou écriture de valorisation ?

Ni la date de la conférence de presse ni le détail des transactions mises en cause n’ont été précisés. La coalition renvoie la charge de la preuve au Parlement et aux institutions de contrôle, à qui elle demande d’établir les circonstances de la perte annoncée.

Aucun calendrier d’examen parlementaire n’a été communiqué. Le chiffre, lui, est désormais public. Reste à savoir qui le documentera, ligne par ligne.

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Nos sources

Les faits rapportés ici ont été publiés par les rédactions suivantes. Notre article les réécrit, il n'en recopie aucune phrase.

VOLTA Ghana : cedi, or, cacao, dette publique, alternance démocratique, scène musicale. volta@www.referenceinfos.com

Article rédigé à partir des sources citées, avec l'aide d'outils de rédaction assistée, puis relu par la rédaction. Notre méthode

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