Des pylônes, des câbles, et un pays traversé en dessous. C’est la matière de « Dans les grandes lignes », le roman que le jury du Médicis a distingué le lundi 2 novembre 2026. Pour l’écrire, Philippe Vasset a voyagé deux ans sur le territoire français en suivant les lignes à haute tension, précise France 24.
L’auteur a 54 ans. Il est à la fois romancier et journaliste, selon l’AIP, qui a relayé l’annonce depuis Abidjan. Le livre paraît aux éditions Flammarion, l’une des maisons historiques de l’édition française.
Le Médicis occupe une place particulière dans la saison des prix littéraires français, qui s’étale chaque automne sur quelques semaines. Créé en 1958, il a pour vocation affichée de récompenser des auteurs dont la reconnaissance publique reste en deçà du travail accompli. C’est l’un des rendez-vous que suivent, chaque année, les libraires et les distributeurs de l’espace francophone.
Car ces distinctions ne sont pas seulement symboliques. Un prix d’automne commande des réimpressions, modifie les volumes expédiés et décide, pour une bonne part, de ce qui occupera les tables des librairies de Paris à Abidjan dans les mois qui suivent. Les dépêches ne donnent aucun chiffre de tirage ni de ventes pour « Dans les grandes lignes ».
Reste la question que pose chaque novembre la saison littéraire française aux lecteurs d’Abidjan, de Dakar ou de Cotonou : combien d’exemplaires franchiront réellement l’Atlantique, et à quel prix sur les rayons ?