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Tchad

N’Djamena interdit la marche des diplômés sans emploi prévue le 9 septembre

Le ministère tchadien de la Sécurité publique et de l'Immigration a interdit, par un arrêté du 1er septembre 2026, la marche des diplômés sans emploi annoncée pour le 9 septembre sur l'ensemble du territoire, rapporte RFI.

École du centre de N'djamena, Tchad. Image d'archive.
École du centre de N'djamena, Tchad. Image d'archive. Photo : Korom10 / Wikimedia Commons, CC BY 4.0

Le Collectif des diplômés sans emploi a reculé, sans se taire. Il a annulé le sit-in qu’il préparait pour le 9 septembre, tout en appelant ses « cellules provinciales à rester mobilisées pour réclamer l’intégration des diplômés sans emploi », selon RFI. Le collectif dénonce la décision des autorités.

L’arrêté du 1er septembre vise la marche pacifique annoncée par les Organisations des diplômés du pays, dans toutes les provinces. Le ministère invoque des risques de trouble à l’ordre public. Aucun autre motif n’a été rendu public.

Ce que les organisateurs voulaient rendre visible tient d’abord à un chiffre. Environ 75 000 diplômés tchadiens seraient toujours en recherche d’emploi plusieurs années après l’obtention de leur titre, d’après la Banque mondiale. Un stock, plus qu’un flux : ces jeunes ne sortent pas de l’université, ils en sont sortis depuis longtemps.

Les autres indicateurs disponibles vont dans le même sens. En 2022, 37 % des jeunes Tchadiens n’étaient ni en emploi, ni en études, ni en formation. Chez les 15-24 ans, l’inactivité approchait 60 % la même année.

Derrière ces pourcentages, des trajectoires individuelles. Aggé, anthropologue de 32 ans, cherche un poste dans le public ou le privé depuis quatre ans, depuis l’obtention de son diplôme. En attendant, il conduit une mototaxi. Le cas n’a rien d’isolé : faute de trouver un emploi correspondant à leur formation, beaucoup de jeunes diplômés basculent vers le secteur informel, petit commerce, travail occasionnel ou activité journalière.

Ce basculement a un coût, rarement compté. Un diplôme financé par des années d’études débouche sur une activité qui n’offre ni contrat, ni cotisation, ni progression salariale, et l’économie perd la qualification qu’elle avait payée pour former. C’est le sens de la revendication portée par le collectif : l’intégration, c’est-à-dire l’embauche dans la fonction publique, reste le principal débouché espéré par ces diplômés.

Le 9 septembre, aucun cortège ne partira. Les cellules provinciales, elles, restent en alerte, et aucun calendrier de reprise n’a été annoncé.

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Nos sources

Les faits rapportés ici ont été publiés par les rédactions suivantes. Notre article les réécrit, il n'en recopie aucune phrase.

SAHEL Burkina Faso, Tchad, Mauritanie. Sécurité, gouvernance, pastoralisme, climat, transitions politiques. sahel@www.referenceinfos.com

Article rédigé à partir des sources citées, avec l'aide d'outils de rédaction assistée, puis relu par la rédaction. Notre méthode

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